Dieu et moi

Celle qui appelle à l’aide

Comme un Père a compassion de ses enfants, l’Eternel a compassion de ceux qui le craignent, car il sait de quoi nous sommes faits, il se souvient que nous sommes poussière.

Psaume 103,13-14

Je ne sais pas quel est votre réflexe lorsque vous vous retrouvez face à un problème…

Pleurer, s’énerver, essayer de se débrouiller toute seule quitte à refaire quinze fois la même manœuvre qui n’avait pourtant pas fonctionné jusque-là… Pour ma part, même si j’essaie de me débrouiller toute seule pour prouver que, quand même, je suis indépendante, il y a presque toujours un moment où je finis par appeler à l’aide.  Et dans ce cas, le terme « appeler » s’emploie vraiment au pied de la lettre puisque c’est mon téléphone que je saisis. Selon la nature du problème, j’appellerai une amie, une sœur, mes parents…

Mais contre ces fois-là où je saisis mon téléphone, combien de fois est-ce que j’appelle Dieu à l’aide ? 

Parfois, j’ai saisi le téléphone juste parce que j’avais besoin d’être rassurée

Et la personne à l’autre bout du fil n’a pas forcément su combler cette attente. Normal, elle ne savait pas ce que j’attendais d’elle, et même si elle le savait elle reste une personne imparfaite comme moi, qui ne peut donc combler mes besoins que de façon imparfaite. Je ne sous-estime pas le réconfort que peut apporter le dialogue avec un proche, mais j’aimerais lever les yeux vers le Seul qui peut m’apporter un réconfort absolu.

Mais trop souvent je contourne cette option en me disant que « de toutes façons, à ce moment-là, c’est d’une présence physique dont j’ai besoin ». OK. Mais est-ce que ça m’empêche de prier avant ? Les mots des autres, leurs conseils, leur intervention ne seront pas toujours utiles ou efficaces. Ils ne sont pas suffisants non plus.

La réelle consolation, c’est ce Dieu qui me connaît parfaitement

Dans ces moments-là, même s’il n’est pas présent physiquement avec nous, Dieu nous écoute mieux que personne. Et lorsqu’on prend l’habitude de privilégier notre relation avec lui dans les moments difficiles, il peut en ressortir beaucoup de paix pour nous.

J’ai longtemps eu une vision déformée de Dieu dans mes épreuves

Mon dialogue intérieur ressemblait à ça: « Dieu ne me comprendra pas parce que mon problème n’est pas de son ressort » ou encore « Il ne voudra pas m’aider à le résoudre parce qu’il est sans importance à ses yeux »

Puis j’ai réalisé que je n’ai pas toutes ces pensées quand j’appelle un ami. Pourquoi ne pourrions nous pas venir à Dieu simplement comme on appelle un ami? Se décharger simplement de son problème, sans connaître la solution qui en ressortira.

Je dois apprendre à croire que oui, Dieu s’intéresse à nos besoins et veut nous faire du bien, car Il le dit dans Sa Parole. Et non, Dieu n’est pas un Père exigeant qui veut qu’on se débatte avec nos soucis jusqu’à ce qu’on en puisse plus. C’est pourtant l’image que j’ai, encore de nombreuses fois, qui même lorsque j’appelle à l’aide en prière me fait douter de l’utilité de celle-ci. « Finalement, Dieu a dit qu’Il ne donnerait pas d’épreuves que je n’aurais pas les moyens de supporter. Est-ce que ça veut dire que je dois prendre encore sur moi au lieu d’attendre une amélioration ? Je me sens au bout, mais peut-être que je dois encore persévérer… »

Aujourd’hui je réalise un peu plus qu’Il ne veut pas me pousser toujours dans mes retranchements. Si je sens que je suis à bout, j’ai probablement raison de demander une issue à ma situation. Dieu désire sincèrement prendre soin de nous, mais pour Le laisser faire il faut déjà prendre conscience que nous avons besoin de Lui. 

Et ce n’est pas une honte que de reconnaître que nous n’en pouvons plus. Alors la prochaine fois, n’hésitez pas à l’appeler à l’aide !

Marie-Alix

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