Chemin de vie

Celle qui grimpe des montagnes

Face aux obstacles qui se présentent dans ma vie, j’ai parfois tendance à me dire « Je ne vais pas y arriver, c’est trop difficile ». Il y a quelque temps, Dieu m’a tendrement reprise sur cette attitude de coeur à travers…une randonnée.

Des sommets de mon enfance aux épreuves d’aujourd’hui

Depuis toute petite, mes parents m’ont emmenée en randonnée, et je dois dire que je n’ai jamais trop aimé ça. Je ne suis pas une grande adepte de l’effort physique si je peux l’éviter. Et à la fois je ne me souviens pas d’une seule fois où j’ai regretté d’avoir fourni cet effort.

Cet été j’ai eu l’opportunité de grimper un sommet. C’était un véritable défi pour moi, je m’en faisais tout une histoire. Pendant tout le début des vacances, j’ai pensé à ce sommet, et j’ai pensé que je n’avais pas envie d’y aller, que c’était trop difficile.
Quand nous faisions le trajet jusqu’au point de départ, je pensais « c’est trop difficile ».
Quand nous avons quitté la voiture et enfilé nos sacs, je pensais « c’est trop difficile ».
Quand nous avons commencé le chemin j’ai pensé « c’est trop difficile ».
Et quand je me suis retrouvé au milieu d’une montée sans fin, dans la chaleur et la poussière, j’ai pensé « je le savais, c’est trop difficile ».

Pourtant je suis arrivée en haut. A mon rythme. Avec l’aide et le soutien de mon patient mari. A quoi ont bien pu me servir toutes ces pensées, sinon à me freiner? La peur d’avoir mal et de ne pas y arriver a simplement gâché des bons moments, sans aucunement m’aider à avancer plus vite.

Ce qui m’empêche d’avancer, ce ne sont pas mes faiblesses, ce sont mes pensées

Mon Dieu a attiré mon attention sur l’application de cette randonnée à mon attitude générale dans la vie.

Je sais que la vie n’est pas faite que de choses agréables. Il y a même parfois des choses très désagréables que l’on peut voir de loin comme de hautes montagnes. Chacun a les siennes. Pour moi en ce moment, ces montagnes prennent la forme d’un examen à passer, d’une mauvaise habitude à combattre, d’une tâche désagréable à accomplir.

Face à ces montagnes, je pense immédiatement « c’est trop difficile, c’est au dessus de mes forces ». Parfois c’est vrai, et ces pensées m’aident à lâcher prise face à des choses trop difficiles pour moi. Mais la plupart du temps, comme cet été sur la montagne, je suis tout à fait capable d’affronter ces difficultés et je le fais.

Quel temps perdu passé à me concentrer sur mes faiblesses!

La clé: le renouvellement des pensées

Je ne crois pas que nos pensées déterminent notre réalité, mais je crois qu’elles l’influencent en grande partie.

Cependant nos pensées ne sont pas toujours conformes à la vérité, et peuvent donc nous entraîner dans des mauvaises directions.

Ne vous conformez pas au monde présent, mais soyez transformés par le renouvellement de votre intelligence, pour que vous discerniez la volonté de Dieu: ce qui est bon, agréable et parfait.

Romains 12,2

Apprenons donc à identifier et examiner nos pensées: sont-elles conformes à la vérité, c’est à dire à la Parole? Sont-elles portées vers ce qui élève mon âme, ou ce qui l’abaisse? Sont-elles le fruit d’une sage réflexion ou l’expression instinctive d’une peur?

J’ai hâte de reprendre le chemin des montagnes. J’ai hâte de voir comment Dieu va manifester sa puissance dans mes faiblesses. Je ne veux plus perdre de temps à avoir peur.

Toi qui me lis, quelle attitude veux-tu choisir face aux montagnes de ta vie?

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